L’Internet of Everything, le potentiel démultiplié d’un monde connecté - Steve Péguet, Directeur de l’innovation, Atos France

L’Internet of Everything, le potentiel démultiplié d’un monde connecté

 

Steve Péguet, Directeur de l’innovation, Atos France

 

Milliards, centaines de milliards, la quantité d’objets bientôt connectés fait débat. Ce sur quoi tout le monde s’accorde,  ce sont les perspectives considérables qui en résulteront. Toutefois, le véritable potentiel de l’Internet des objets ne réside pas dans le fait de rendre soudain tel appareil communiquant, ni même dans le développement d’applications permettant de tirer ponctuellement parti de cette nouvelle capacité. La vraie valeur procèdera de la puissance d’un réseau réunissant désormais les objets, les personnes, les processus, les lieux et toutes sortes de sources d’information. Une interconnexion globale qui permettra de lier l’individu à son contexte pour développer des services et des expériences à valeur non pas ajoutée, mais démultipliée. C’est ce que nous appelons l’Internet of Everything (IoE), orienté business, par opposition à l’Internet of Things (IoT), focalisé sur les seuls objets.

 

 

Prenons un exemple concret. Quand Renault développe avec Atos le système R-Link, qui équipe aujourd’hui ses modèles , il ne s’agit pas seulement de connecter le véhicule, mais d’en faire une véritable marketplace, dotée d’un terminal de paiement et susceptible de proposer des services fournis par le constructeur ou ses partenaires : multimédia, aide à la conduite, assurance, restauration… Ajouter une connexion, ce n’est pas une amélioration, c’est une réinvention. Dans le cadre de l’Internet of Everything, l’objet – ici, l’automobile – dépasse sa fonction initiale pour devenir la plateforme d’un marché multifaces. En révolutionnant à la fois les usages et les business models, l’IoE fait émerger de nouvelles chaînes de valeur qui transcendent les écosystèmes traditionnels.

 

Inventer, bâtir et orchestrer ces chaînes de valeur va nécessiter un ensemble de compétences inédit, en premier lieu sur trois dimensions technologiques clés : le Machine to Machine (M2M), la cybersécurité et le big data. Afin d’intégrer les contraintes de coûts, de performance et d’exploitation, les infrastructures connectées (M2M) s’appuient sur des technologies et des architectures spécifiques. Les solutions passent notamment par des protocoles de communication basse énergie (LoRa, Sigfox…) et par la décentralisation de l’intelligence dans des box, ou gateway, permettant un prétraitement de l’information (filtrage, agrégation…) et une gestion locale du système (supervision, déploiement des mises à jour…). Atos a démontré sa maîtrise de ce type d’environnements technologiques très spécialisés dans le cadre de nombreux projets liés aux smart cities.

 

Capital mais souvent sous-estimé, le deuxième enjeu clé de l’IoE est la cybersécurité. Une fois branchés au réseau, les objets connectés constituent en effet autant de vulnérabilités potentielles. Il faut sécuriser les objets eux-mêmes, les données qu’ils contiennent, et leurs communications, ce qui requiert une approche globale et intégrée associant sécurité physique et électronique, identification, chiffrement, supervision… L’architecture de sécurité devra en outre préserver la conformité, l’auditabilité et l’évolutivité du système. Maîtrisant l’ensemble de la chaîne, Atos, déjà leader dans le HfS Blueprint Report: IoT Services 2015, vient d’être retenu par Bouygues Telecom comme partenaire de la sécurité de sa filiale dédiée à l’Internet des objets, Objenious.

 

Enfin, troisième et dernier aspect technologique essentiel, le big data. Les processus de l’IoE auront à recueillir et acheminer d’énormes quantités de données, que les plateformes de back office devront analyser, valoriser et partager, souvent en temps réel. Les niveaux de performance dépendront alors de la puissance matérielle, de la pertinence des architectures et de l’optimisation des algorithmes, autant de capacités qu’Atos met par exemple en œuvre pour John Deere, le fabricant américain de matériel agricole qui réinvente aujourd’hui son modèle avec l’IoE.

 

Réunir toutes ces compétences permet à Atos d’accompagner ses clients de bout en bout, de la conception à l’intégration et l’exploitation de leurs infrastructures IoE. Mais dans un domaine porteur de tels bouleversements, la technologie ne suffit pas, et pour permettre aux entreprises d’en exploiter tout le potentiel, Atos leur apporte en outre deux expertises indispensables. Premièrement, du conseil, afin d’aider l’organisation à appréhender toute la dimension transformative de l’IoE, et à redéfinir sa proposition de valeur au travers de services innovants. Deuxièmement, une expérience reconnue dans l’identification, la constitution et l’animation d’écosystèmes pluriels, regroupant start-ups, fournisseurs de technologies, partenaires métiers, institutions… En matière de services connectés, tout est à inventer, et ce ne sera possible qu’en adoptant des démarches d’innovation ouverte, associant des compétences d’horizons divers. Par nature, l’Internet of Everything connecte des univers jusqu’à aujourd’hui disjoints : physique et digital, industrie et services, individu et environnement… Ce n’est qu’en les rapprochant dans un même écosystème que l’IoE libérera tout son potentiel d’autant plus si il est accompagné par un « intégrateur de confiance ».

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