Mission accomplie pour la mission spatiale Rosetta !

Mission accomplie pour la mission spatiale Rosetta !

 

L'atterrissage mouvementé de Philae - Crédit : ESA/Rosetta/MPS pour l'équipe OSIRIS, MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA


Le 12 novembre 2014, la mission spatiale Rosetta est entrée dans l'histoire lorsque son atterrisseur Philae a réussi pour la première fois à se poser sur une comète. À plus de 510 millions de kilomètres de la Terre, ce long voyage de dix ans est entré dans sa phase finale, quand Philae a atterri sur la surface de la comète Churyumov-Gerasimenko.
Bien que la mission se soit soldée par un triomphe, tout ne s'est pas passé comme prévu. Un atterrissage cahoteux dans l'atmosphère à gravité ultra-faible a vu Philae « rebondir » d'un kilomètre dans l'espace avant de se réinstaller sur la comète, mais à des centaines de kilomètres de distance d'Agilkia, son site d'atterrissage prévu. Cependant, les célébrations ont tourné court quand les scientifiques se sont rendu compte que Philae était derrière une falaise et que le terrain de la comète s'interposait entre la lumière du Soleil et les panneaux solaires de la machine.


Sur Terre, l'équipe a immédiatement mis en œuvre sa séquence de laboratoire la plus courte afin de récolter le plus de données possible avant que Philae ne se mette en veille. Les premiers rapports semblent indiquer que l'atterrisseur a trouvé des molécules organiques sur la surface de la comète. Il s'agit d'une découverte scientifique aux conséquences potentiellement révolutionnaires.

Philae est désormais en repos tandis que les scientifiques continuent d'analyser les données. Nous avons rencontré Laurent Peret et Dominique Hallouard, deux des ingénieurs de planification d'Atos pour les opérations scientifiques de l'équipe de la mission Rosetta, et ils nous ont parlé de ce qu'ils ont vécu pendant le projet :


Q : Maintenant que la mission spatiale Rosetta est achevée, comment vous sentez-vous ?

 

LP : Je crois que le mot « soulagement » résume bien notre état d'esprit. Toute cette mission était une aventure risquée et difficile. Le fait que nous ayons atteint près de 80 % de nos objectifs est une grande réussite. Le travail acharné de toutes les équipes a joué énormément dans la réussite de ce projet.

 

DH : Nous avons quelques succès à fêter, c'est sûr ! Je suis très fière. Nous sommes rentrés dans l'histoire. C'est une réussite qui aura un impact énorme et durable sur l'exploration spatiale.

 

Q : À quels défis avez-vous été confrontés lors de la phase finale de la mission ?

 

LP : Le monde entier l'a vu, l'atterrissage a été mouvementé ! Quand l'atterrisseur a rebondi après avoir touché terre une première fois, nous étions très inquiets. Philae a vraiment failli s'éloigner de la comète.
Pire, l'atterrissage a endommagé une partie de sa mécanique. Comme nous ne savions pas comment il s'était posé, toutes les activités mécaniques ont été retardées, donc nous avons dû mettre en œuvre un plan alternatif sans activité mécanique pour nous donner le temps d'analyser la position de l'atterrisseur sur le sol.
Sur une note plus positive, les batteries ont très bien fonctionné. Elles ont fourni leur maximum ! L'énergie a duré bien plus longtemps que nous ne pensions. À la fin, nous étions épuisés. Cependant, nous savions à quel point les données collectées étaient précieuses. Cela nous a bien aidés à tenir le coup.

 

Q : Qu'avez-vous appris lors de cette mission ?

 

LP : Ce projet était tellement unique qu'il sera difficile à répliquer. La leçon clé, c'est certainement la préparation : bien que l'atterrissage ne se soit pas passé aussi sereinement que nous l'avions espéré, nous avions passé du temps à expérimenter de nombreux scénarios. Nous avons donc pu changer nos projets au dernier moment et nous assurer que Philae serait quand même en mesure de renvoyer des données à partir de la comète.

 

DH : Beaucoup d'agences différentes étaient impliquées dans le projet. La gestion d'une mission avec autant de composantes différentes, présentait de nombreux défis. Le niveau de coopération a été très riche d'enseignements.

 

Q : Est-ce que Philae va pouvoir se réactiver ?

 

DH : En un mot, oui !
Bien que Philae ne soit pas dans une position idéale, les nouvelles sont quand même bonnes pour la mission car l'été arrive sur la partie de la comète où l'atterrisseur est accroché. Comme la comète se rapproche en permanence du Soleil, la probabilité est plus grande que les panneaux solaires puissent absorber davantage d'énergie.
Si Philae se réveille, nous avons un projet scientifique à long terme prêt à se concrétiser, et j'imagine que nous allons prévoir une autre grande fête !

 

L'atterrissage mouvementé de Philae - Crédit : ESA/Rosetta/MPS pour l'équipe OSIRIS, MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

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