Expérimenter. Echouer. Apprendre. La transformation numérique sur votre lieu de travail - James McMahon, Directeur, Atos

Expérimenter. Echouer. Apprendre. La transformation numérique sur votre lieu de travail



James McMahon, Directeur, membre de la Communauté Scientifique Atos

 

En informatique moderne, rien ne divise tant que le concept de transformation numérique. Les projets de transformation numérique, qui suscitent autant d'excitation que de crainte, sont reconnus comme essentiels pour l'innovation, mais aussi difficiles à faire approuver par la direction.

Une partie du problème réside dans la difficulté à quantifier les bénéfices potentiels. Souvent ciblés sur les process propres aux lieux de travail, tels que la communication interne ou la liberté d'utilisation des appareils, ces projets peuvent ne pas être justifiés en termes de CAPEX et apporter des bénéfices plus « légers», tels que davantage de bien-être au travail, une meilleure rétention des employés ou des process plus efficaces. La justification des projets de transformation numérique est un art à part entière.

 


La peur de l'échec peut aussi représenter un blocage important à l'innovation. Les employés ont peur de faire des propositions et d'investir dans de nouveaux process IT qui pourraient ne rien apporter. Comme l'a écrit James Joyce, les erreurs ouvrent les portes de la découverte. La capacité à « échouer vite » est l'un des avantages les plus importants de la transformation numérique. En permettant aux entreprises d'affiner et de retravailler leurs solutions, les organisations ne sont plus forcées de tenter d'intégrer des solutions qui ne s'adaptent pas à leur modèle d'activité, et les investissements sont moins susceptibles d'être abandonnés après la première tentative ratée d'implémentation.

Grâce à la hausse de l'informatique dans le cloud, l'implémentation d'une nouvelle application est plus facile que jamais. Elles sont disponibles partout, sur tous les appareils, mise à l'échelle pour n'importe quel nombre d'utilisateurs dans la région ou dans le monde. L'utilisation du POC (proof-of-concept) et de pilotes peut aider à réduire le coût des premiers échecs, trouver les points problématiques et régler les défis spécifiques sans jeter tout le projet aux oubliettes.

Plaidoyer pour les projets IT en entreprise

Bien qu'il n'existe pas de recette toute faite pour la réussite, les entreprises d'aujourd'hui consacrent environ entre 3 et 5% de leur chiffre d'affaires à leur budget informatique. Étant donné l'importance de l'informatique pour l'entreprise, on peut penser que ce chiffre est bien maigre.

Cela nous laisse aussi la difficulté de définir l'impact de l'informatique. Les dépenses informatiques sont importantes, mais si elles atteignent au maximum 5% du chiffre d'affaires, elles ne représentent qu'une petite partie du budget global. En tant que telle, toute économie, pour spectaculaire qu'elle soit, ne formera qu'une part minuscule de la situation dans son ensemble.

Une conception plus efficace du lieu de travail peut apporter une réduction des coûts dans d'autres domaines, IT ou infrastructures. Par exemple, l'amélioration de la communication grâce à l'utilisation d'un outil de collaboration sociale peut réduire les appels en audio, ainsi que les factures de téléphone mobile. L'adoption du "bureau flexible" peut contribuer à réduire les besoins en termes d'espaces de bureaux.

Les ajustements peuvent avoir un impact important

La conception du lieu de travail participe aussi directement à la productivité des employés. Il peut être nécessaire d'attendre un certain temps pour constater la baisse des coûts, mais la satisfaction au travail peut s'en trouver fortement améliorée. Même le plus petit des projets peut avoir un impact fort. La réduction des temps de connexion au bureau, par exemple. Les utilisateurs gagnent quelques minutes par jour, ce qui leur laisse davantage de temps pour lire leurs e-mails et parler avec leurs collègues.  De plus, une meilleure performance IT signifie moins de frustration sur le lieu de travail. Les employés ont une meilleure image de l'entreprise et sont donc plus disposés à en faire plus.

En soi, cela ne représente peut-être pas grand-chose. Mais si cela vient s'ajouter à d'autres petites initiatives, les conséquences peuvent rapidement prendre de l'importance. Dans le cyclisme, Team Sky est connu pour utiliser les gains marginaux afin d'augmenter la réussite de l'équipe. Les sportifs optimisent leur performance seconde par seconde. Le déploiement de cette approche en entreprise peut également porter ses fruits. On sait par exemple que Google, effectue chaque année 12 000 expériences autour des données. Google a ainsi découvert qu'en apportant un changement infime à la nuance de sa barre d'outils, les taux de clics augmentaient, et par conséquent le chiffre d'affaires.

Cela dit, dans de nombreuses entreprises, il reste encore des améliorations majeures à apporter avant de pouvoir cibler les améliorations marginales. Bien sûr, cela dépend de la maturité et de la progressivité de l'organisation, ainsi que de ses précédents investissements dans l'évolution de son IT. À l'avenir, nous allons probablement voir un mélange des deux approches, avec des projets-marathon qui apporteront de grands changements dans la culture du travail, tandis que des idées à plus petite échelle, des sprints, apporteront aux employés des gains marginaux.

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