Course contre la montre : sécuriser nos futures données  avec le cryptage quantique

Andor Buding, Responsable solutions Sécurité, Atos

 

Vos données sont cryptées, mais sont-elles vraiment en sécurité ?

 

 

Telle est la question que chaque organisation, publique ou privée, locale ou internationale, doit se poser. Avec la menace de l'informatique quantique, la sécurité des données est désormais une question de délai. Bien que le développement d'un ordinateur quantique ne connaîtra probablement pas d'avancée significative dans les deux prochaines années, le consensus général dans le secteur est que le premier modèle sera opérationnel dans les dix ans. Cela signifie que les données de votre organisation qui resteront sensibles, critiques ou hautement confidentielles d'ici dix à quinze ans sont actuellement en danger.

Pour résumer, sans cryptage quantique, tout ce qui a été ou sera transmis sur un réseau sera vulnérable à l'espionnage et à la divulgation publique. De quoi effrayer toute organisation. Il est donc étonnant que le cryptage quantique ne soit pas encore communément répandu.

Vers des pratiques quantiques

Les normes de sécurité actuelles omettent toute mention du cryptage quantique, mais cela va probablement changer : de nombreux membres de l'European Telecommunications Standards Institute (ETSI) fournissent actuellement une cryptographie post-quantique. 

Cela dit, nous commençons à voir un véritable effort pour des pratiques quantiques. Au niveau international, la Chine est peut-être en tête : elle a annoncé son projet d'achever le réseau le plus long de communication quantique d'ici 2016. Le réseau, qui s'étend sur plus de 2 000 km, est considéré comme « impossible à pirater » et sera utilisé par le gouvernement central, l'armée et des institutions sensibles telles que les banques. La Chine a également dévoilé son intention d'étendre le réseau à l'échelle mondiale d'ici 2030. 

La Chine n'est pas la seule à se doter d'un réseau résistant aux attaques quantiques. En 2004, DARPA a finalisé son réseau de distribution à 10 nodes. Le SECOQC, un réseau financé par l'UE, a été construit à Vienne en 2008. 

Des compétences rares
Actuellement, les personnes compétentes en cryptage quantique restent rares et seules quelques sociétés peuvent proposer la technologie de distribution quantique de clés (mais beaucoup de sociétés investissent actuellement dans des programmes de recherche). Chez Atos, nous sommes encore en train d'accroître notre éventail de compétences en travaillant en collaboration étroite avec ID Quantique, un leader mondial en systèmes de cryptographie quantique basé à Genève. Avec IDQ, Atos a opéré un réseau pilote de distribution quantique de clés entre La Haye et Zoetermeer. Ce réseau a fonctionné avec succès pendant plusieurs mois, prouvant ainsi les capacités de la technologie de distribution quantique de clés.

Avoir accès aux bons experts, s'appuyer sur des compétences rares et des technologies de pointe, sont autant d'obstacles pour les sociétés souhaitant utiliser le cryptage quantique. Cependant, le compte à rebours a commencé et les évaluations de risques quantiques vont certainement devenir une pratique courante.

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